lundi 6 mai 2013

Jour 29. Grass Market et King Stable Road


Le colloque de Papa se termine aujourd’hui. Les enfants profitent de la journée pour marcher dans la ville avec leur « tatie ».

Extrait du journal de Clément :
« Aujourd’hui il y a du beau soleil et il fait très chaud (15C !) Après le dîner, nous sommes allés jouer au parc Meadows, et on a joué très longtemps. En revenant, on a mangé une barre Mars frite et on a vu une dame se faire voler son sac à dos, mais les policiers ont arrêté le voleur. Nous sommes aussi arrêtés au cimetière Greyfriars (pour le montrer à notre tante) et j’ai mis une fleur sur la tombe de Bobby. Puis nous sommes arrêtés au parc Princes Street et nous avons rencontré des gens qui parlaient français ! Le jeu auquel nous avons joué longtemps est : de tourner les autres dans une sorte de toile d’araignée. »




Ah oui, j’oubliais. La raison pour laquelle les enfants passent autant de temps à jouer dans les parcs c’est que nous avons appris que nos plans de voyages pour la fin de semaine sont remis en question. Nous voulons partir pour les îles des Orcades tout au nord. Tout était prêt, mais la compagnie de traversier a communiqué avec nous hier pour nous dire que le bateau avait un « gros » problème mécanique et que tous les départs sont annulés pour une période indéterminée. Il faut donc trouver un autre itinéraire et tout coordonner (train, bateau, taxi, location d’auto et chalet). Ça prend du temps ! Les parents ne sont pas de bonne humeur.

Jour 28. Nous accueillons un nouveau personnage dans nos aventures écossaises


Extrait du journal d’Adrien :
« Hier soir, Clément, Adélaïde et moi on croyait que nous allions rapporter l’auto à l’aéroport. Mais c’est ma tante Tatietou (Sandra) qui est arrivée ! (C’était une surprise pour les enfants !) Bon, venons à aujourd’hui. Nous avons fait visiter (à ma tante) le parc du Jardin botanique et le parc de la glissade de lancement. »


Extrait du journal de Clément :
« Hier ma tante est arrivée, youpi, et elle reste trois jours. En arrivant, elle nous a donné un gros sac plein de chocolats car elle arrive de Suisse. En Suisse on fait du très bon chocolat. Pour le souper, nous mangeons de l’Indien et papa ne va pas être content. Ce que j’ai préféré au souper, c’est le poulet rouge (il est rouge parce qu’il y a des épices tandoori. »

En passant, voici notre maison !


Papa est en colloque pendant deux jours aujourd’hui. Un truc sur les référendums au Québec et en Écosse. Il dit qu’il y a plein de Québécois en ville. On ne le verra pas beaucoup.

Jour 27. Adrien et son mur…


En ce dimanche pluvieux, nous partons vers le sud – le soleil ne sera pas resté longtemps. Dans la région des Borders, nous prenons une petite pause à l’Abbaye de Melrose.

Extrait du journal de Clément :
« Je suis allé à l’Abbaye de Melrose et j’ai trouvé qu’il était vraiment très gros. À l’abbaye, j’ai rempli un questionnaire et la récompense était un collant. J’ai aussi vu le cœur de Robert the Bruce enterré. (…) J’ai oublié de vous dire qu’à l’Abbaye de Melrose, j’ai vu une gargouille qui représentait un cochon qui jouait de la cornemuse. »



Nous poursuivons notre route vers le sud pour nous aventurer en terre anglaise…

Extrait du journal d’Adrien :
« Nous sommes arrêtés à la frontière entre l’Écosse et l’Angleterre. Sur une grosse roche, d’un côté il y était écrit Scotland et de l’autre côté England ».



Sous la pluie battante, nous arrivons à notre destination : Hadrian’s wall. Par chance, la pluie s’estompera quelque temps après notre arrivée.

Eh oui, on se devait de venir voir le mur d’Hadrian, construit il y a plus de 2000 ans et qui parcourait tout le territoire de la Britannia d’est en ouest. L’empereur Hadrian avait fait construire le mur afin de marquer les frontières de l’Empire qu’il voulait consolider, ainsi que pour se protéger des « barbares » qui vivaient au nord.




Extrait du journal d’Adrien :
« Un empereur romain qui se nomme Hadrian a fait construire un très gros mur. Nous avons marché sur le mur d’Hadrian. Un mouton est monté sur le mur et est retourné au champ de l’autre bord. »

Le mur fait environ sept pieds de large par cinq pieds de haut. Il était à la fois symbolique, mais aussi stratégique. Sur de longues distances, le mur est bâti en haut d’une falaise. Seize forts étaient disposés tout le long du mur, dont celui de Housesteads qui pouvait accueillir pas moins de 800 soldats !





Extrait du journal de Clément :
« J’ai appris beaucoup de choses sur les légionnaires qui vivaient au fort Housesteads, dont j’ai aussi visité les ruines. »






Au retour en terre écossaise, nous arrêtons manger, évidemment un fish & chips, que nous dévorons sur un banc de parc comme une bande de chiens errants… Les enfants sont ravis, avalent le tout rapido presto et courent s’amuser dans cet autre parc écossais « tellement cool » !

Jour 26 : Les châteaux de East Lothian


Pour la fin de semaine qui s’amorce, nous commençons par explorer la région de East Lothian, la côte à l’est d’Édimbourg. La journée s’annonce magnifique. Pas de vent, pas de nuage. Juste un beau soleil qui fait du bien. Il fera environ 12 C.

Extrait du journal de Clément :
« Aujourd’hui nous sommes allés sur la côte de East Lothian et nous avons joué à la plage. Nous avons joué à sauter par dessus les vagues et nous sommes tout mouillés. »



Nous ne restons que quelques minutes pour faire plaisir aux enfants et leur permettre de se dégourdir les jambes avant de reprendre la route. Notre première visite est le château Dirleton.

Il est très chouette ce château avec cette passerelle qu’il faut traverser pour passer sous l’enceinte principale. Nous sommes tous bien impressionnés par la volière.


Extrait du journal d’Adrien :
« Nous avons vu une volière où ils gardaient des pigeons. Le mot en anglais pour volière est “dovecot”. Elle est en forme de ruche d’abeilles. Dans la volière, ils pouvaient garder deux mille pigeons pour les manger. »



Nous visitons les divers appartements. Le cellier est très imposant. On y gardait de grandes quantités de vivres en prévision d’un siège. Et avec tous ces champs aux alentours, il devait être facile de le remplir ce grand cellier.





La fin de la visite nous mène au travers les jardins. Clément aime bien ce terrain pour jouer au bowling ! Adélaïde trouve très rigolos les bosquets en forme de poire et de céleri. Adrien, lui, traîne derrière rêveur…




Pour la deuxième partie de la journée, nous prenons un petit goûter sur la pelouse devant le château Tantallon. À l’époque, le château était une forteresse imprenable avec ce mur de défense en avant et l’océan avec ces abruptes falaises en arrière.



Pour ceux qui ont suivi notre blogue lors de notre voyage en France, Tantallon nous rappelle beaucoup la forteresse de Salses. En fait, les deux châteaux ont en commun ces pierres de sable rouge et aussi leurs fortifications adaptées à l’avènement de l’artillerie. Murs épais et meurtrières agrandies pour permettre le tir des canons. Ce qui les distingue, par contre, c’est que la forteresse de Salses a été construite spécifiquement pour résister aux tirs de canons alors que le château de Tantallon a été modifié pour y résister. Lors de la visite, on découvre d’ailleurs de nombreuses pièces du château donnant sur la façade, qui ont été condamnées par des amas de pierres afin de rendre le mur plus solide.




Extrait du journal de Clément :
« Au château de Tantallon, j’ai appris que les prisonniers des familles nobles n’étaient pas emprisonnés au même endroit que les bandits. Aussi, lors d’un siège, les assiégeants ont chanté “Ding Doon Tantalloon !”



Tantallon a aussi sa volière. Le pigeon semble avoir été une source importante de protéines dans la région, pendant les longs mois d’hiver. Et voyez ce gros rocher tout blanc au loin ? Il est tout blanc parce que presque entièrement recouvert d’oiseaux. C’est une aire de nidification pour les oiseaux marins.




Afin de profiter des derniers rayons de soleil, nous faisons une petite pause à la plage tout à côté de Tantallon pour permettre aux enfants de faire saucette.  Qu’ils sont heureux !



Extrait du journal d’Adrien :
“À la plage on s’est mis en caleçon et on narguait les vagues sur un morceau de bois. À un moment, l’eau est passée par-dessus le morceau de bois et ça nous a mouillé les caleçons.”

Extrait du journal de Clément :
“À la plage, je me suis fait frigorifier les pieds en sautant dans les vagues, mais le sable me les a réchauffés.”

Après ce rafraîchissement, tout le monde est affamé. Nous prenons la direction de North Berwick, petit village côtier. Nous marchons jusqu’au port où nous mangeons… eh oui, des fish & chips ! Nous rentrons ensuite à Édimbourg pour un repos bien mérité !