samedi 27 avril 2013

Jour 20. Visites de châteaux sur le retour vers Édimbourg


Ce matin, il est temps de dire au revoir à la merveilleuse île de Mull. Nous disons au revoir à ces routes un peu stressantes, ces paysages intrigants et aux agneaux et leurs mamans.


Avant de prendre le traversier, nous arrêtons pour visiter le château Duart que nous avions contemplé du traversier lors de notre arrivée. Malheureusement, il n’est pas ouvert. Nous en faisons le tour et en profitons pour attraper le traversier de 11h au lieu de celui de 13h. Les enfants apprécient toujours autant la traversée.




Notre visite manquée du Château Duart nous ayant fait gagner deux heures, nous ajoutons quelques arrêts à notre retour vers Édimbourg. Une fois dans les montagnes, nous arrêtons au Château Kilchurn. Wow ! Le site est vraiment beau !



Extrait du journal d’Adrien :
« On a visité le château qui s’appelle Kilchurn et il a été construit en 1440. Pour aller au château il faut prendre un petit chemin (qui passe sous une voie ferrée). Le château est une grosse ruine. On est monté dans une tour et on avait une belle vue. En bas il y avait une latrine et Clément et moi on s’est assis sur la latrine et papa nous a pris en photo. »



Oui, le château est très beau au creux de cette vallée. Malheureusement, les photos ne le présentent pas sous l’angle le plus impressionnant. Mais vu de la route… Le château appartenait au clan des Campbell et était considéré comme étant imprenable. Il faut comprendre qu’à l’époque, le niveau du lac autour était plus haut et le château ainsi complètement entouré d’eau.



Nous arrêtons ensuite pour un lunch copieux. Adrien opte, une fois de plus, pour le classique fish & chips. Clément essaie le « beef ale pie » ; il est tout excité d’apprendre qu’il y avait de la BIÈRE dans la cuisson. Adélaïde, fidèle à son habitude, pige dans les assiettes de tout le monde !


Après maintes hésitations, nous décidons de faire un autre arrêt au Château de Doune, malgré l’heure tardive de l’après-midi. Mais c’était la bonne décision ! Nous sommes enchantés par la visite. Le château de Doune est un des mieux préservés d’Écosse, sans avoir subi de restauration ou modification à sa structure originale. Les enfants adorent la promenade au travers les couloirs et escaliers sombres et étroits.

  


Extrait du journal de Clément :
« Après nous sommes allés au château de Doune qui était très bien préservé. « Doune » vient du mot gaélique qui veut dire « château ». Le château est situé entre les lowlands et les highlands. »




Et regardez ce four et ces ouvertures pour faire le service entre la cuisine et la grand hall!



Le château a été construit par le Duke d’Albany, petit fils de Robert the Bruce. On explique que l’emplacement stratégique lui a permis de devenir un des personnages les plus influents de l’époque. Comme l’explique Clément, le château était situé à l’un des principaux passages entre les « lowlands » et « highlands », route commerciale très lucrative. On affirme d’ailleurs qu’on attribuait au Duke d’Albany le surnom de « roi jamais couronné » à cause de son immense pouvoir.

Nous rentrons ensuite à Édimbourg. Après ce long séjour, et malgré tous ces beaux moments, tout le monde est content de retrouver la maison.

jeudi 25 avril 2013

Jour 19. Iona Island


Le vent est de retour. Les nuages aussi, mais de façon intermittente. Nous prenons le traversier pour l’île d’Iona à partir du village de Fionnphort. La traversée ne dure que dix minutes. Une chance, car avec le vent ça brasse un peu plus.






Une fois sur l’île nous partons en randonnée vers la côte nord. Le vent nous pousse, alors ça va bien. Sur notre chemin, nous fraternisons avec les vaches écossaises en bordure du chemin et aussi avec ce troupeau de moutons où toutes les mamans sont blanches et leurs agneaux noirs. On se demande bien quelle couleur est le papa !

Extrait du journal d’Adrien :
« J’ai flatté une vache écossaise et je trouve que c’est très doux et que ses yeux sont très gros. »







Au bout de la route, nous descendons sur la plage. Les garçons s’amusent à éviter les vagues et Adélaïde cherche des trésors. Après trente minutes, nous en avons assez ; il vente beaucoup trop. La marche du retour est moins plaisante qu’à l’aller, car nous faisons face au vent.





Nous prenons refuge dans une auberge. Nous y dégustons quelques spécialités locales. Clément se régale de son Potted Crab (petite tartine de crabe avec son bouillon en accompagnement), Cynthia découvre les sandwichs à la venaison (viande d’agneau), Adrien les fish’n chips, papa un filet de Sea Bream, et Adélaïde, un burger. 





Nous visitons ensuite l’Abbaye d’Iona. St Colomban a navigué d’Irlande jusqu’à Iona pour fonder l’Abbaye. C’est le berceau de la religion catholique en Écosse. On spécule que quelques rois d'Écosse furent enterrés dans son cimetière.






De retour sur l’île de Mull, nous visitons une ferme d’élevage biologique tout près de notre gîte. Nous sommes accueillis par quelques vaches en randonnée sur la route. La dame qui nous reçoit est fort sympathique. On file aussi la laine de mouton sur cette ferme. La dame nous fait visiter le moulin.

Extrait du journal d’Adrien :
« La dame a deux chiens. Le premier est doux et poilu. Le deuxième est doux et grand. Je les trouve très beaux. (…) À la ferme on m’a acheté une peau de mouton. »




Le domaine offre aussi quelques sentiers de randonnée. Nous suivons le chemin qui nous amène à la plage. Dans les pâturages, les moutons sont brun-noir (les bébés comme les mamans cette fois). Il s’agit d’une race différente – Ardalanish (c’est aussi le nom de la ferme). 




La plage est superbe. Les enfants lâchent leur fou. Malgré le vent et les 7 C, les enfants délaissent joyeusement chaussures et pantalons pour courir dans l’eau. Une chance que la DPJ écossaise n’est pas dans les parages !

Extrait du journal de Clément :
« À la ferme, je me suis acheté une petite boîte avec six pelotes de laine. Puis nous sommes allés jouer sur la plage en caleçon et nous avons ramassé de l’ardoise. »

Adélaïde, elle, a droit à un petit ourson de laine, qu'elle prénomme... Iona.